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Sur 65,5 millions de français, 9,5 millions ne sont pas connectés à Internet. Trop âgés, aux revenus  insuffisants ou déconnectés volontaires, ils ont tous une raison spécifique pour rester éloignés du Web.

France Déco Infograph

Selon l’étude de e-Marketing réalisée pour Havas Media, les « déconnectés » peuvent être séparés en quatre groupes distincts:

1) Ceux qui n’ont pas grandi avec Internet (22%).

L’ancien : Internet et les SMS, ce n’est décidément pas de sa génération. Il regrette le temps où il s’emmêlait les pieds dans le fil du téléphone et celui des services coquins du minitel rose. Rien y fait, il ne pige pas. Et quand il prend des cours, il s’y endort.

2) Ceux qui sont déconnectés en raison de leurs revenus très réduits, qui ne leur permettent pas de s’équiper en conséquence (20,5%).

Le déconnecté-précaire : Il ne peut pas s’équiper, faute de moyens financiers. Quand il peut, il trouve refuge dans les Taxiphones pour consulter ses emails. Loin de l’ADSL haut débit, il est encore à l’Internet à la minute.

Le déconnecté-au-bord-de-la-crise-de-nerfs : Il a oublié de payer sa facture internet, changé d’opérateur, cassé son téléphone portable. Bref, ces deux jours sans connexion lui ont fait péter les plombs! Il hésite à enfiler une ceinture d’explosifs pour aller se plaindre chez son fournisseur d’accès.

3) Ceux qui sont, entre autres, soucieux de leur vie privée, et ne souhaitent pas mettre d’informations en ligne de peur que ces dernières soient manipulées ou exploitées (39%).

Le flippé : Anti-Facebook, anti-Twitter et même anti-Google, il fuit les réseaux sociaux par peur d’être mouchardé. Un véritable paranoïaque.

4) Les « déconnectés 2.0. » : ils se sont déconnectés volontairement. Ils aiment se couper de la technologie. Internet n’est pas leur source d’information prioritaire, et ils assument clairement ce choix de ne pas dépendre des réseaux sociaux ou des médias en ligne (18,5%).

Le déco-bohème : Cyber-addict, il souhaite prendre une petite retraite numérique loin des notifications Facebook et des textos incessants. Cure dans un monastère, cyber-désintox chics aux États-Unis ; il est prêt à payer une fortune pour s’aérer les neurones.

Le déconnecté militant : Militant dans la vie comme en ligne, il est absent de tous les réseaux sociaux classiques. Il met un point d’honneur à être intraçable sur le net et essaie tant bien que mal de vivre sans téléphone portable. C’est un résistant actif.

Le faux déconnecté : Romantique, il est assis dans un café pour écrire ses lettres d’amour à la plume… avant de le raconter sur Twitter. Il aime se déclarer déconnecté mais n’arrive pas à résister à l’appel d’une demande en ami sur Facebook.

Le malade : L’« électro-hypersensible ». Les ondes du Wifi ou de la téléphonie mobile lui provoque des maux de têtes, des vertiges, des paralysies… Il recherche désespérément des « zones blanches » pour pouvoir vivre en paix.

Kocila Makdeche, Marie Monier, Marie Turcan

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